football

Deux décennies aux pieds de la Nati

Alain Schafer 15.08.2019 06:00

Il a beau avoir déjà 20 ans de vie commune avec la Nati, Jean-Benoît Schüpbach a toujours les yeux qui brillent au moment d’évoquer son histoire d’amour avec l’équipe suisse. Au sein du staff, ils sont rares à détenir une telle longévité. «Il y a peut-être le cuisinier et un physio qui sont là depuis aussi longtemps», glisse le Broyard, rencontré dans son magasin à Marnand, peu avant de filer pour des vacances bien méritées. Bosser pour la Nati, un privilège qui n’est pas sans labeur. «Des milliers de personnes aimeraient être à ma place, mais ils oublient que ça demande beaucoup de travail quand on est avec l’équipe. Il faut être à disposition des joueurs du matin au soir, après le souper, les entraînements, sans oublier les contraintes liées aux déplacements et à la manutention. Les jours de match, ce n’est pas de tout repos. Au début, je rentrais malade d’un tournoi. Aujourd’hui, j’ai appris à relativiser les résultats et à mieux gérer mon stress.»

Ces 20 ans correspondent à la période la plus glorieuse de l’équipe nationale, avec quatre participations à la Coupe du monde et deux à un championnat d’Europe (il n’était pas présent au Portugal en 2004). Commencée en 1999 sous l’ère Gilbert Gress, l’aventure s’est poursuivie avec Enzo Trossero. Mais ce sont surtout les trois sélectionneurs suivants qui ont marqué Jean-Benoît. «Köbi Kuhn a apporté une super ambiance de groupe, Hitzfeld de la rigueur et Petkovic de l’excellence au niveau des entraînements et de la préparation.»

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