agroéconomie

L’amour est au fond de l’éprouvette

Ludmila Glisovic 07.09.2017 06:09

La génétique intervient de plus en plus dans la reproduction bovine et permet de produire des animaux presque parfaits. Malgré tout, la nature a toujours son mot à dire. Il est de ces métiers que seule la passion peut conduire à l’excellence. Parce qu’il en faut pour développer son activité et remettre en question en permanence sa manière de travailler. Si pour Christophe Noël, agriculteur à Vuissens, des gestes appris avec son père et son grand-père, pour s’occuper du bétail, sont restés les mêmes; si les qualités d’une vache ou d’un taureau se lisent encore dans la posture d’un animal, il est un domaine où tout a changé:la procréation. «La monte naturelle (lorsque le taureau rencontre la vache) est devenue un acte occasionnel. On le fait pour dépanner», explique l’éleveur, membre du comité de Swissgenetics (lire encadré). Primé moult fois au cours de sa carrière, il est l’un des rares producteurs broyards de semence bovine. «Dans notre exploitation, nous vendons tout de même chaque année une dizaine de taureaux pour la monte naturelle. Cela nous apporte un petit revenu complémentaire», ajoute-t-il. Le kilo de lait étant acheté à un prix trop bas oblige les agriculteurs à trouver des compléments de revenus...

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